Ce dernier samedi de mai, la 5e rencontre de la B.Y.C s'est déroulée sous un fort vent. Peut-être la raison d'une fréquentation moins soutenue. Sept Bateaux sur le plan d'eau mais seulement trois skippers se sont affrontés pour décider du challenger qui allait affronter l'Odysseus toujours présent pour remettre en jeu le trophée.
Les trois challengers : le MMR Orange mécanique de Didier Adam vainqueur de trois manches sur quatre devant Pirates des Caraibes de Pascal Valentin qui remportait la première manche et finissait second dans la troisième et Oracle de David Guy trois fois second sur les quatre manches.
Les trois bateaux n'étaient pas au mieux de leur forme, Orange Mecanique dont le cuningam était détendu, avait un pli dans la voile. Pirates avec une écoute de foc trop serrée marquait le pas au près. Oracle souffrant d'un manque de précision dans les réglages : des creux différents entre le foc et la GV, trop de quête etc.
L'Oracle et Pirates des Caraibes au coude à coude.
Vainqueur du tournoi des challengers, Didier pouvait enfin affronter Alain et son Odysseus, pour tenter de lui prendre le trophée. Mais le skipper Grecque était décidé à défendre ses couleurs avec panache. Le Kyosho l'emporte deux fois de suite sur le MMR, s'évitant du même coup une troisième manche.
Premier L'Orange Mécanique extrème droite devant Oracle et Pirates sur la ligne d'arrivée.
Dans les commentaires des deux skippers : Didier A" - Odysseus est un défendeur rapide et efficace, mais pas une forteresse imprenable, ça n'est que partie remise."
Alain C "- Ce fut une victoire sans panache, les problèmes de réglages n'ont pas permis de mettre en évidence les talents du skipper ou les capacités de son bateau, mais les MMR restent des adversaires redoutables."
Ce samedi 23 mai avait lieu la deuxième régate du quatrième défit de la B.Y.C
Une dizaine de voiliers plus quelques bateaux moteur étaient présents.
Le MMR 306 Shadok IV et L'odysseus ont d'abord participé à trois régates d'entraînement où la flottille était constituée du très beau Liberia Ocean de Paul Fougerol, des deux RG 65 de Pascale et Olivier Delapierre, De L'Odysseus de Alain Craniotakis, de L'Oracle de David Guy du MMR Shadok IV de Michel Delmarle, du MMR Pirates of the Caraïbians de Arthur Guy et Pascale Valentin, du MMr Mowgli 313 de Michaël Craniotakis, du MMR Orange Mécanique de Didier Adam.
L'Odysseus a remporté la première régate devant L'Orange Mécanique Barré Par Didier et le RG 65 N°13 De pascale Delapierre. Le Michael et son Mowgli a remporté la deuxième devant L'oracle Barré par Claude Lequeret et RG 65 N°13. il remporte également la troisième devant l'Odysseus et Shadok IV.
Les résultats en demi-teinte des deux RG65 sont dûs au fait que les deux bateaux n'ont pas navigué depuis longtemps et ont besoin d'une remise en état plus apronfondie. Le Libéria Ocean à également eut des problèmes dont je n'ai pas su l'origine. Quand au Shadok IV de Michel, il a joué de malchance, ayant à plusieurs reprises ramassé des algues avec sa quille.
Avant le Départ, L'odysseus est le premier bateau à gauche
Ce problème d'algues est à nouveau intervenu lors de la deuxième régate de la BYC, faisant suite à celle de la semaine précédente. Alain ayant remporté les deux il reprend le Trophée et devient à nouveau défendeur.
Bien que ce samedi L'Odysseus semblait doté d'un potentiel exceptionnel, le plaçant devant des unités plus importantes, tel que les RG et le Libéria, il ne faut pas pour autant occulter les valeurs montantes du plan d'eau avec en tête, Michaël et son Mowgli très efficace, ou Didier Adam et son Orange Mécanique. Claude n'est pas encore entrée dans la danse avec son Fortune 612, mais gageons que cette pointure de la voile RC et Grandeur, nous réserve de beaux virement de bord. David Guy et son Oracle se rapproche peu à peu des premières places. Mais surtout Michel Delmarle sera là au prochain défit pour reprendre sa place de leader.
Alain Craniotakis qui cache sûrement sa joie d'être vainqueur
Ca y est, David Hamou connait, selon la célèbre citation de Andy Warhol, son quart d'heure de gloire. Son class America présenté sur ce blog, fait la première page de RC marine. Un court historique du trophée et du bateau grandeur, de nombreuses photos dont le portrait de son sympathique géniteur, judicieusement commentées par un texte plus fournit que de coutume.
Je profite de ces quelques lignes pour féliciter mon ami David et l'encourager a poursuivre dans cette voie que déjà il a délaissé pour revenir à son premier amour : les bateaux de guerre.
Une semaine seulement après l'éclatante victoire de Michel Delmarle, trois bateaux sont venus défier son MMR 306. En tête des prétendants, Alain Craniotakis et son presque célèbre Odysseus. Le skipper grec avait face à lui l'Oracle de David Guy et un nouveau venu Pascal Valentin avec Son MMR vierge de toute navigation, rappellant que la B.Y.C est avant tout une compétition entre copains !
Avant de pourvoir affronter le détenteur du trophée en match race (un duel entre deux bateau)x, les trois challengers doivent se départager au cours de cinq régates.
Lors de la première, c'est l'Odysseus qui prend le meilleur départ et malgré quelques brouillages de fréquences dûs aux circuit de Buggy RC non loin de là, il termine la première circonférence avec un demi tour d'avance et garde cet avantage jusqu'à la ligne d'arrivée. La deuxième régate vire à l'avantage de l'Oracle sur lequel David à beaucoup travailler, suivant les conseils que vous trouverez sur ce même Blog concernant le Fortune 612.
La troisième régate vois la déconfiture de l'Odysseus obligé de revenir à terre à cause d'un récurent problème d'écoute de foc. l'Oracle, qui entre temps à changer de Barreur, termine une poignée de secondes devant lui. Didier Fabre le nouveau skipper de Oracle marque 21 points supplémentaires le rapprochant de la victoire et du droit qu'elle confère d'affronter Michel et son MMR 306.
IL suffirait à Orcle d'une troisième victoire pour être assuré de ce droit, mais dans cette quatrième Régate Odysseus partit troisième reprends l'avantage dès la deuxième bouée. Les conditions de navigations sont déplorables. Un vent mal établit, qui souffle trop fort ou pas du tout, fait passer les bateaux de vent debout en vent arrière sur un même bord. De la vase mêlée d'algues dérive partout à la surface du plan d'eau. Dans de telle conditions la régate tourne au coup de poker et c'est Odysseus qui tire la meilleure main.
Au départ de la cinquième régate Oracle et Odysseus sont à deux victoires chacun, le MMR de Pascal et Arthur (8 ans) ayant fini quatre fois troisième. Cette dernière Régate définira donc le gagnant parmi les challengers. Malheureusement l'affrontement tournera court, lOdysseus parti premier est le premier à devoir s'arrêter, trop d'algues accumulées sur sa quille. Il repart tout de même en tête, à quelques encablures seulement d'Oracle, mais là coup de théatre ; Oracle doit déclarer forfait, en panne de barre, laissant Alain finir premier devant Pascal.
Total des points sur les cinq régates : Odysseus 83 pts
Oracle 68 pts
MMR Pascal/Arthur 34 pts
Pour finir Odysseus devait affronter MMR 306, lors de la première régate c'est Craniotakis qui prend le meilleur départ avec une dizaine de secondes d'avance sur Michel Delmarle, un avantage qui le servira tout ai long de cette très pénible course où le vent de plus en plus rare et irrégulier se montrera plus assidue dans la zone où se trouve Odysseus que celle de MMR 306.
Au final Odysseus remporte la première des trois régates, mais selon les propres mots de son skipper, "C'est plus le hasard que la valeur qui fut le moteur de cette toute petite victoire".
Michel et Alain se sont tout de même déjà suffisamment affrontés pour tirer des conclusions sur les forces en présences.
Michel Delmarle est un skipper expérimenté en voile modèle comme en voile grandeur, sont expérience fut forgée depuis plusieurs décénnies au grès des affrontements sur bien des plans d'eau différent et bien des conditions météo. Son Bateau, un Magic Racing est le bateau école par excellence, Facile à comprendre, facile à barrer et à régler.
Alain Craniotakis dans cette affrontement fait figure de roukie, cela fait moins d'un an qu'il est venu à la voile et la B.Y.C est sa première compétition dans ce domaine. Son bateau en revanche bien que très puissant demande de l'expérience, il est souvent difficile à barrer, peut à l'aise dans les vents mal établis, les virements de bouées à sa barre peuvent vite tourner à son désavantage.
En conclusion aussi étrange que cela puisse sembler Michel barre le bateau qu'Alain aurais du choisir et vis-versa. Mon favori est donc Michel, moins toilé et moins rapide sous certaines allures, mais tellement plus efficace sur une régate complète. La suite me donnera telle raison ?
Les images qui illustrent cet article n'ont pas été prise ce jour-là, le plan d'eau n'étant pas assez photogénique !
Le Columbia, visible dans ce même blog, vient ce mois-ci de faire la couverture de RC Marine, un juste retour pour le travail et la passion de David Hamou, qui soulignons-le n'est pour rien dans cette gloire, il n'est ni à l'origine de sa parution dans ce blog ni l'instigateur de l'article dans RC Marine !
Ce samedi 9 mai, Michel Delmarle, David Guy et Michael Craniotakis ont défiés l'Odysseus et son Skipper Alain Craniotakis.
Michel sur son MMR 306 Shadok IV sortait vainqueur des manches éliminatoires qui devaient désigner le challenger final. Le Mowgli de Michael finissant à 5 secondes et l'oracle de David à 2 tours.
Mowgli engageant l'Oracle
Puis Le bateau skippé par Delmarle a affronté l'Odysseus en deux manches gagnantes.
Alors que Michel à longuement travaillé ses réglages, Alain se débattait avec son écoute de foc coincée dans un taquet. Michel Delmarle ce samedi s'est montré brillant et a largement mérité de reprendre le trophée. Gageons que le puissant Odysseus, véritable cathédrale de toile sera bientôt de retour au mieux de ses capacités. Le Mowgli s'est aussi avéré être un challenger sérieux dont il faudra tenir compte à l'avenir. Quant à Davide Guy, il est en train d'engager de sérieuses modifications sur l'Oracle afin de se raprocher de ce qui fut fait sur l'Odysseus.
Michel Delmarle
Dans tous les cas ces affrontements sont toujours l'occasion de grandes parties de plaisir et de rigolades entre gentlemen skippers.
D'autres challengers se sont manifestés, la BYC est en train de prendre de la notoriété, affaire à suivre...
Le dimanche 19avril 2009 a eut lieu la deuxième rencontre de la "Cup" qui à cette occasion a changé de main, remportée deux manches à une par l'Odysseus un Fortune 612 II largement modifié, que vous pouvez voir dans ce même blog. Le Skiper Alain Craniotakis avoue avoir eu bien du mal à prendre l'avantage sur le Micro Magic de Michel. Ces trois match-races ont été disputés au coude à coude et alors que Michel gagnait la première manche avec 44" d'avance, dans les deux manches suivantes, Odysseus prenait l'avantage qu'après avoir viré la dernière bouée. Alain ajoutera :"-C'est une victoire de la technique sur la tactique." Avouant ainsi, que ce sont les modifications sur l'Odysseus qui ont fait la différence plutôt que ses compétences en tant que barreur. Il est à noter que ceci met en évidence la capacité qu'offre la jauge BYC à des bateaux aussi différents que le MM et le Fortune de s'affronter à des niveaux très équivalents. A suivre...
Ci-dessous : Alain Craniotakis
L'Odysseus de Alain Craniotakis devant le MM 306 Shadok IV de Michel Delmarle
La B.Y.C a connue ses premières régates ce samedi 7 mars et samedi dernier. Les deux premiers challengers se sont affrontés au cours de deux régates qui ont vu deux fois le Micro Magic N°306 Shadok IV de Michel Delmarle prendre le dessus sur le AC40 Odysseus de Alain Craniotakis.
Michel Delmarle
La première manche disputée samedi 28 fevrier, par une brise moyenne a été agrémentée de juteuses péripéties ! Michel en tête ayant raté une bouée au vent dû exécuter un 360, laissant la première place à l'Odysseus. Mais ce dernier perdit l'avantage en ratant la bouée suivante embarqué par une brusque rafale. Pour finir c'est le Micro Magic qui passe la ligne d'arrivée en tête avec 17" d'avance sur l'AC40 pourtant bien plus toilé !
MM306
La deuxième manche courut par une forte brise tournoyante annonçait dès le départ une régate aux conditions difficiles. D'ailleurs le départ fut redonné deux fois les concurrents ayant été gênés par un troisième voilier ne participant pas à la compétition. Cette fois c'est avec 1' 22" d'avance que Michel franchit l'arrivée et remporte le trophée devenant du même coup ainsi le premier vaincqueur de la B.Y.C. Alain ne put que reconnaître la supériorité de son adversaire.
Odysseus et Shadok IV entrain d'en découdre
En conclusion : LeMicro Magic est pour l'instant le meilleur défendeur de la Bréguière Yachtmen's Cup. Faut-il en conclure sa supériorité sur les AC40 issues de la gamme Kyosho ? Peut-être pas. L'Odysseus est nettement plus rapide au portant et au travers, mais il perd son avantage au près, avec une certaine difficulté à garder de la vitesse au plus près. Toutefois ce défaut est apparut récemment lorsque Alain l'a équipé de ces nouvelles voiles à cornes qui sont tout particulièrement difficiles à optimiser. Delà à en déduire qu'il serait plus approprié de revenir à des voiles moins extrêmes, il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives. En fait de problèmes, il ne s'agit peu-être que de soucis de réglages. La suite nous le dira, puisque Alain à dors et déjà annoncé son intention de défier Shadok IV pour une revanche très prochainement. Affaire à suivre...
4 - La bôme de foc. Même problème que pour la bôme de grand
voile et donc même solutions. On remplace la bôme d'origine par une
autre confectionnée en carbone, sur laquelle on prend soin de faire
coulisser un passe-fil (1) autour duquel on noue le bout qui attache la
bôme au pont. Il sera ensuite possible de faire coulisser la bôme dans
le passe-fil pour un réglage fin de la position de la bôme. Il n'est
pas inutile de coller à l'avant de la bôme la tête d'une vielle antenne
de radio (2), ceci fera un contre-poids bien efficace pour lorsque les
voiles sont suposées se mettre en ciseaux.
J'ai choisi de faire passer l'écoute de foc (1 photo ci-dessous)par une
goupille en alu, (collée à l'arrière de la bôme et ensuite tordue en
position verticale), pour la renvoyer via un tendeur (2) vers un autre
point de fixation, en l'occurence une boucle en corde à piano
traversant la bôme en son centre (3). Le bout (4) sert à maintenir le
foc à égale distance de la bôme, même lorsqu'on relâche l'écoute.
L'écoute de bôme passe par le petit joint torique, visible sur la photo
ci-dessous et est règlé via un tendeur qui rejoint la corde à piano de
l'autre côté de la bôme, ainsi il est possible de régler l'ouverture du
foc par rapport à celle de la grand voile. Petit rappel pour les
débutants, lorsque les voile sont bordées à fond (écoutes tirées
complètement) la grand voile doit être (sur ce bateau) dans l'axe du
bateau et le foc décalé d'un côté ou de l'autre d'environ 2 cm.
5 - Le hale-bas est à la grand voile, ce que la balancine est au foc. Son rôle essentiel est de donner ou de diminuer la courbure de la chute de la voile. Pour expliquer simplement, plus la chute de la grand voile (bord arrière) à du creux, plus l'air s'en échappe facilement et donc diminue la puissance de la voile. On creuse la chute de voile lorsque le vent forcit, pour diminuer la gîte du bateau. Le hale-bas est un ridoir ou une drisse avec un tendeur selon le cas, placé sous la bôme et raccordé au mât. En l'allongeant on ferme l'angle que la bôme fait avec le mât ce qui creuse la chute de voile.
J'ai donc confectionné un hale-bas que j'ai fixé sur un système copiant celui du Micro Magic. J'avoue que c'est complexe à réaliser et pas suffisamment efficace. La meilleure solution est d'acheter le hale-bas du Micro Magic disponible en pièce détachée.
6 - La girouette, que l'on soit à bord d'un vrai voilier ou que l'on cherche la performance sur un modèle réduit est un outil indispensable. La mienne est réalisée avec un triangle taillé dans du tissu de spi et peint aux couleurs du bateau. Le fanion est collé sur un support façonné dans un trombonne (4) de façon à ce que celui-ci tourne librement autour d'un axe en nylon (2)(le carbone ou le métal feraient aussi bien l'affaire). Cet axe passe dans un bout de coton-tige (3) qui sert d'épaulement et est fermé au sommet par un oeuillet (1), mais un autre morceau de coton-tige eut été pareil. (voir photos ci-dessous)
Vous trouverez sur Google d'autre exemple de girouette plus ou moins discrètes, lorsque l'on recherche l'esthétique, la girouette est un compromis entre sa visibilité et son aspect final sur le modèle.
A ce stade votre Fortune 612, pour ce qui lui reste d'un Fortune est une bête de course, capable de se mesurer aux si brillants Micro Magics, Moins toilés certes, mais tellement plus légers, qu'ils devraient lui être supérieur, puisque sur le papier ils l'emportent au rapport poids/puissance.
Dans les faits les deux modèles fonts jeux égale et leurs avantages se défendent selon les conditions de vents et l'allure. Le Magic étant plus à l'aise lorsque la brise fraîchit et aux allures portantes alors que le Fortune modifié, est plus efficace dans le petit temps et au près. Il en découle des régates très disputées entre les deux modèles.
Cet article en cours d'élaborations sera complété dans les jours à venir.
Le Fortune 612 est un joli voilier inspiré très largement des class A qui disputent l'América's Cup. Vendu presque monté avec ses servos, son récepteur et son support de piles déjà installé. Complet avec son émetteur et vendu moins de 200 euros, Le Fortune pourrait être une bonne affaire, mais voilà, comme bien des models prèts à l'emploi ce voilier est truffé de petits défauts qui au fils des blogs lui ont donné sa mauvaise réputation.
Lorsque j'ai voulus débuter dans la voile RC, c'est par hasard que j'ai fait l'acquisition de mon Fortune, Un 612 II, qui diffère de la première version uniquement par la taille et donc le poids de son lest.
Arrivé au plan d'eau, mes copains MMistes qui m'avaient transmis le virus, son tous tombés d'accord pour dire que le modèle était superbe avec ses voiles imitant les voile composites des Class A et son équipage au complet sur le pont.
Oui, mais dès les premiers bords, face à un évident manque de maniabilité et une paresse affirmée dans la petite brise, mon Fortune fut relégué par mes amis, au rang de jouet!
Piqué au vif et poussé par une tendance habituelle à toujours vouloir être différents des autres, que voulez-vous, j'ai aussi une culture britannique, je me suis accroché à mon navire, bien décidé à en tirer le meilleur profit, plutôt que de le vendre pour m'acheter un Micro Magic, comme me le conseillaient mes paires. Et c'est là que ma petite histoire personnelle peut commencer à prendre de l'intérêt pour les quelques uns parmi vous qui auraient un Fortune et qui ne sauraient trop quoi en faire.
Bon je dois avouer que lancé dans mon élan, j'ai fait subir à mon Kyosho plus d'une quarentaine de modifications, dont certaines ne sont pas utiles. Parmi elles d'ailleurs, il en est que j'ai supprimées par la suite. Alors, pour commencer, je vais m'en tenir à l'essentiel. Le stricte minimum pour que votre voilier vous obéisse. Puis après, je vous parlerais de ces petits détails qui vous permettent de gagner les un ou deux mètres sur un bord, qui vous séparent de la tête de la régate.
Chapitre 1 : Le strict nécessaire
1- Si vous ne deviez faire qu'une seule modif dans votre 612, ce serait de changer le servo de voile. Rien à faire, celui d'origine refuse de border la grand voile à la moindre risée. pour ma part j'ai opté pour un 9kg acheté pour quelques euros sur le site d'un pays connu pour sa grande muraille. 7kg auraient sans doute fait l'affaire, mais pour le même prix, je préférais être sûr. Rien de bien compliqué, il se montait dans la coque à la place de celui d'origine, il sufisait de forcer un peu sur les supports en plastiques et d'échanger les deux palonniers, celui du bateau avec celui du nouveau servo.
2- vous remarquerez que les deux écoutes de voiles, se rejoignent en une seule à l'intérieur de la coque, ce qui a pour effet de border le foc lorsque l'on choque (déborde) la grand voile. La solution la plus simple étant de remplacer la poulie située dans la coque près du gouvernail (1), par la même à deux étages disponibles chez Cap maquette (sur le net). Pour ma part je me suis embêté à placer une deuxième poulie plus en avant dans la coque (2), mais le résultat est le même. Une fois votre nouvelle poulie installée, coupez l'écoute de foc sous la baume de foc, collez dans son alignement la nouvelle drisse (ficelle) afin de la faire passer par le même chemin que celle d'origine et tirez de l'intérieur du bateau sur l'ancienne afin d'amener la nouvelle jusqu'à sa position sur le palonnier de servo.
J'ai percé un deuxième trou à trois mm du premier, dans le palonnier, afin de pouvoir accrocher séparément la drisse de foc (le trou le plus à l'extérieur du palonnier) et la drisse de grand voile (le trou le plus près de l'axe de pivot du palonnier). Plutôt que de nouer mes disses directement sur mon palonnier, je les ai attachées par l'intermédiaire de deux petits crochets confectionnés dans des trombones avec une pince à bec rond. Ceci pour autoriser un démontage plus facile en cas de besoin. Il vous reste à procéder avec l'écoute de grand voile, de la même façon qu'avec celle du foc.
3- A l'usage, je me suis rendu compte que lorsque je choquais mes voiles, les drisses tombaient au fond de la coque et s'accrochaient au support des piles. La solution étant de confectionner une poutre pour maintenir les drisse en hauteur dans la coque. Il suiffit d'utiliser une paille disponible gratuitement chez votre dealer de hamburger préféré, de la couper à la largeur intérieur de la coque et de la coller sous les drisse juste en avant de la trappe d'accès arrière. Surtout faites attention à ne pas coincer les drisse qui doivent circuler librement, dans l'opération.
4- Après essais, je me suis rendu compte que lorsque le bateau gîtait, il devenait plus rétissant aux ordres de l'émetteur. J'ai attribué cela au positionnement trop bas du fil d'antenne. J'ai donc percé un trou près de l'ancrage du pataras (câble qui part du sommet du mat et va à l'arrière de la coque). Après avoir fait passer l'antenne par le trou et rendu celui-ci étanche avec une goutte de silicone, j'ai dénudé sur deux centimètres l'extrémité du câble d'antenne que j'ai ensuite tendu et torsadé autour du pataras.
5- A ce stade vous avez fini le gros du boulot sous le pont. Mais si vous naviguez par une brise moyenne, vous aurez tôt fait de vous rendre compte que votre bateau prend l'eau lorsqu'il gîte un peu trop. Si! La solution consiste à condamner la trappe avant en la collant avec du silicone transparent (joint d'isolation pour baignoire en vente chez votre Brico-machin du coin). Bien sûr comme vous n'y aurez plus accès, vous prenez soin avant cela de laissé allumé votre intérrupteur de commande. Désormais vous couperez le contact en retirant une des piles ou l'accu NIMH 5 éléments 2400 mA qui les remplacent avantageusement.
Maintenant qu'un peu d'ordre a été mis dans la coque, il est temps d'en faire de même pour le gréement. La toute première chose est d'installer une balancine entre la bôme de foc et le point de fixation de la drisse de foc, ceci afin de donner du creux à la chute. La chute sur le foc étant, pour les non-initiés le côté de la voile qui longe le mat. Ce creux à pour effet de canaliser le vent relatif sur l'extrados de la grand-voile. Bref pour faire simple, plus de puissance et de vitesse. Mais cette balancine pour être efficace doit être réglable et donc équipée d'un tendeur. (La petite pièce noire qui coulisse sur les haubans pour les tendre). Bien sûre vous n'avez pas forcément sous la main un tendeur, alors le plus simple est d'en faire en coupant un vieux palonnier de servo.
Voilà votre Fortune 612 est enfin opérationnel, toute fois ce n'est pas pour autant qu'il est devenu performant et si d'aventure vous allez vous frotter à d'autres voiliers d'une taille sensiblement equivalente, comme les Micro Magic par exemple, vous aurez tôt fait de vous rendre compte, qu'il lui manque encore un peu de puissance. Les modifications qui suivent devraient vous permettre de revenir à niveau...
Chapitre 2 : A la recherche de la performance.
Pour le même résultat, deux options s'offrent à vous ; Soit vous êtes bricoleur et vous faites tout vous-même, soit vous êtes riches et préférez achetez les éléments sur l'excellent site allemand : stockmaritime.com. Pour ma part j'ai choisi la première option.
1- La voilure : Les voiles d'origine du Fortune 612 sont en tissus de très mauvaise qualité, quant à celles du Fortune 612 II elles sont en plastique. Dans les deux cas elle sont très peu performantes et il s'avère judicieux de les changer. Les voiles à corne de Stockmarineoffrent une plus grande surface et donc puissance, mais nécessitent l'achat d'une nouvelle tête de mât. comptez 60 euros pour l'ensemble. J'ai pour ma part acheté pour la modique somme de 5 euros de la toile de spi 10 gr auprès d'un voilier (fabricant de voile) local. Il est possible de décoller les lattes d'orignie de la grand voile du Fortune pour les recoller sur vos voiles au même endroit de préférence. Les anciennes voiles m'ont servi de patron pour les nouvelles. J'ai collé l'ourlet du guindant de la grande voile avec du blancderm acheté en farmacie et j'ai fait les points d'encrages avec du tissu adhésif acheté chez cap maquette. Alors me direz vous à quoi cela peu bien servir de changer de voiles si c'est pour en faire de nouvelles identiques. Tout le secret est dans la texture des nouvelles voiles plus souples, plus légères et plus imperméables. Vous m'en direz des nouvelles.
2- Pour plus de rigidité, j'ai remplacé le mât par un en carbonne allongé de 5 cm, on ne sait jamais, des fois que plus tard je sois amené à tailler des voiles plus grandes. Le carbonne n'est pas plus léger, mais il est plus rigide. Le mât en aluminium qui se déforme facilement sous l'effort de la voile, rend plus aléatoire les réglages.
3- La Bôme de grand voile sur le modèle d'origine est fabriquée dans un plastique trop souple qui a pour effet de courber sous l'effet du vent, ce qui donne un creux pas tourours voulut à la bordure de la voile. (La bordure étant le coté de la voile qui longe la bôme).
Pour y remédier jai fait une bôme en carbonne, sur laquelle j'ai collé des flancs en plasticard, uniquement par souci d'esthétique. Et une barre de foc (3) très utile pour régler précisément le creux de bordure. L'écoute de grand voile fait le tour de la fixation arrière de la barre de grand voile (1) et est souquée (tendue) sur un taquet fixé sur l'autre coté de la bôme. Le débattement de la bôme est réglé par un tendeur (2) maintenu dans un crochet pour ne pas se prendre dans les équipiers.
Lisez la suite dans : Comment gagner en performance avec un Fortune 612